Déclaration du 9 novembre 2011

Posté par foterritoriauxregioncentre le 22 novembre 2011

Pour la CE, les annonces du Premier ministre le 7 novembre accentuent l’austérité imposée par le gouvernement depuis plusieurs années.

En moins de 3 mois, les salariés sont lourdement touchés : taxes sur les complémentaires santé, CSG, aggravation de la contre-réforme des retraites, augmentation des impôts (IRPP –TVA), perte de pouvoir d’achat de prestations sociales, détérioration et remise en cause accentuées des services publics et des services de santé (RGPP); autant de mesures que la CE de FO condamne et dont elle demande l’abandon.


Pour la CE, l’austérité constitue une triple erreur, un triple danger :


 elle menace l’activité économique et l’emploi faisant glisser l’économie vers la récession,

 elle accentue les inégalités sociales et veut faire payer aux travailleurs une crise dont ils ne sont pas responsables,


 elle sape les principes républicains et les droits sociaux.


Pour la CE l’austérité, d’où qu’elle vienne (« de droite ou de gauche ») est inacceptable.

En ne s’émancipant pas des marchés financiers, en s’inscrivant dans la dictature de la dette, les gouvernements fragilisent la démocratie et l’Union Européenne s’affiche de plus en plus comme une contrainte restrictive, le dumping et la régression l’emportant sur la solidarité et le progrès.

Pour toutes ces raisons, la CE considère qu’une réponse déterminée est nécessaire.

Cette réponse ne peut en aucun cas consister en une succession de manifestations ou journées d’action dont on a fait le constat de l’inefficacité l’an dernier.

Pour la CE, condamner les plans d’austérité annoncés et contrer toutes nouvelles annonces nécessite de préparer, par l’action commune, un appel à 24 heures de grève interprofessionnelle.

Adoptée à l’unanimité.

Paris, le 9 novembre 2011

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Déclaration confédérale du 29 mai 2009

Posté par foterritoriauxregioncentre le 9 juin 2009

Réunie à Paris le 29 mai 2009, la Commission exécutive de la CGT-Force Ouvrière a fait le point de la situation économique et sociale.

Depuis plusieurs mois, les travailleurs paient lourdement les conséquences d’une crise du système capitaliste dont ils ne sont en aucun cas responsables.

Au-delà des déclarations qui se veulent rassurantes mais qui relèvent de la «méthode Coué», des emplois disparaissent par centaines de milliers, le pouvoir d’achat des salariés et retraités est en baisse, les processus de remise en cause du service public républicain se poursuivent.

Face à une telle situation, les travailleurs attendent de leurs syndicats une détermination sans faille pour contraindre le gouvernement et le patronat à répondre à leurs revendications.

Pour la commission exécutive de la CGT-Force Ouvrière, les revendications d’urgence portent en particulier sur:

– l’augmentation substantielle du SMIC (15%), des salaires et des retraites, pour soutenir l’activité économique et l’emploi; – le gel des licenciements, en particulier pour toutes les entreprises percevant les aides publiques; – la prolongation de l’indemnisation du chômage pour les chômeurs en fin de droits; – l’amélioration pour les travailleurs des conditions d’indemnisation du chômage partiel; – la remise en place d’un système de préretraite; – le gel de la RGPP, de la loi HPST et des suppressions d’emplois dans la fonction publique et la protection sociale collective, qui ne visent qu’à remettre en cause le principe républicain d’égalité de droit.

Dans le contexte de récession et compte tenu de l’absence de réponses crédibles du gouvernement et du patronat, la commission exécutive de la CGT-Force Ouvrière, attachée à la liberté de comportement et à l’indépendance syndicale, constate que les manifestations à répétition comportent le risque d’affaiblir la mobilisation et de la rendre stérile ou inefficace.

Elle rappelle solennellement aux autres organisations syndicales qu’il faut monter d’un cran, d’où sa proposition d’un appel commun à une journée de grève franche, avec assemblées générales, formulée à différentes reprises.

Pour la commission exécutive de la CGT-Force Ouvrière, l’unité d’action n’a de sens que si elle est un moyen pour obtenir satisfaction. Ce n’est ni une fin en soi, ni un étouffoir des revendications.

Par ailleurs, s’agissant des élections européennes, la commission exécutive de la CGT-Force Ouvrière confirme qu’elle ne donne aucune consigne de vote. Elle rappelle que, depuis plusieurs années, la CGT-Force Ouvrière revendique une réorientation importante des modalités de la construction européenne, qui donne la priorité au social sur l’économique et qui apporte aux travailleurs européens des garanties nouvelles, respectueuses de leurs droits nationaux acquis au fil du temps.

Enfin, la commission exécutive de la CGT-Force Ouvrière affirme que, face à une crise de système, il faut obligatoirement répondre par des changements de système, tant au niveau national qu’européen et international.

Adoptée à l’unanimité
Paris, le 29 mai 2009

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