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Force Ouvrière sur Facebook et Twitter


 

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Une Réponse à “Force Ouvrière sur Facebook et Twitter”

  1. Pierrot dit :

    Retraite : MM. Woerth et Fillon doivent retourner à l’école
    Après avoir entendu Messieurs Woerth et Fillon nous affirmer qu’il n’y avait pas d’autre possibilité que reculer l’âge de la retraite à 62 ans, je voudrais leur proposer le petit problème de calcul suivant, rédigé sous la forme dans laquelle nos maîtres d’école nous les proposaient dans les années 1960 :
    Madame Dupont va avoir 60 ans… Son salaire mensuel est de 1500 euros brut. Madame Dupont souhaiterait prendre sa retraite à 60 ans en acceptant une diminution de revenu, car son mari a une bonne retraite et elle voudrait s’occuper de ses parents malades. Mais le gouvernement envisage de l’obliger à travailler jusqu’à l’âge de 62 ans. Le travail de Madame Dupont étant jugé indispensable, si elle s’arrêtait de travailler à 60 ans, il faudrait la remplacer par un chômeur payé comme elle. Les cotisations perçues par la caisse de retraite resteraient donc identiques.
    Sachant que la retraite à 62 ans de Madame Dupont serait de 840 euros par mois les services de la caisse de retraite ont calculé qu’avec la législation actuelle, compte tenu de sa durée de travail, sa retraite serait de 670 euros si elle partait à 60 ans (cf logiciel http://www.marel.fr).
    1) Quel est le bilan économique final sur les 25 ans d’espérance de vie de Madame Dupont pour la caisse de retraite, dans l’hypothèse ou Madame Dupont travaille jusqu’à 62 ans ? Et dans l’hypothèse ou elle part à 60 ans ? Commentez le résultat obtenu.
    2) Le jeune chômeur embauché en remplacement de Madame Dupont recevant 900 euros par mois d’indemnités de chômage, quelle somme les Assedic auront-elles économisée sur cette période de deux ans s’il prend le poste de Madame Dupont ?
    3) Si vous aviez une recommandation à faire à un gouvernement qui prône a la fois la liberté individuelle et l’efficacité économique, quelle serait-elle ?
    REPONSES :
    1/-Si Madame Dupont prend sa retraite à 62 ans, la caisse paiera sa retraite pleine pendant 23 ans soit: 840 X 12 X 23 = 231 840 euros.
    -Si Madame Dupont prend sa retraite à 60 ans, la caisse paiera sa retraite à taux réduit pendant 25 ans soit : 670 X 12 X 25 = 201 000.
    Commentaire : Le coût supplémentaire pour la caisse de retraite en imposant le départ à 62 ans est de : 231 840 – 201 000= 30 840 euros.
    2/L’économie réalisée par les Assedic sur la période de 2 ans est de : 900 X 24= 21 600 euros.
    3/Compte tenu des substantielles économies pour la caisse de retraite et pour les Assedic et du fait que cette solution fait deux heureux, Madame Dupont et le chômeur, je recommanderais au gouvernement de conserver l’option de pouvoir prendre sa retraite à 60 ans.
    DISCUSSION :
    Ces résultats démontrent que sur le long terme, le passage à la retraite à 62 ans n’est pas une économie obligatoire pour les caisses de retraite et les organismes sociaux, bien au contraire.
    Alors pourquoi le gouvernement continue-t-il à argumenter le contraire? Je pense qu’il y a deux raisons essentielles à cette position dure et inflexible:
    1) Il faut à tout prix casser le dogme des 60 ans, indépendamment des conséquences sociales ou économiques pour montrer qu’on est capable d’imposer une « grande » réforme (voir mon billet « La réformette des retraites »).
    2) Bien que l’on prétende vouloir régler le problème des retraites à long terme, on recherche d’abord des rentrées d’argent à court terme pour satisfaire les investisseurs et les agences de notation. Et comme on ne veut prendre l’argent ni sur les très hauts salaires ni sur les revenus du capital, on fait le choix de solutions moins rentables sur le long terme mais génératrices de trésorerie à court terme, qui sont payées par les plus modestes et les plus fragiles.
    Dans nos écoles de la République d’autrefois ou l’on apprenait l’instruction civique, le maître aurait pu poser une question complémentaire :
    « Lorsqu’un responsable politique prend une décision contraire aux intérêts du pays, en affirmant sans discussion des points de vue ne tenant pas compte des réalités économiques et sociales, de quels moyens dispose le peuple pour lui faire savoir qu’il ne l’accepte pas? »
    J’ai lu avec intérêt dans Libération de ce jour (14 septembre) la toujours très pertinente chronique de Thomas Piketty qui apportait une forme de réponse à cette question en titrant « Retraites : vivement 2012 ! ». Et comme il ouvre sur une remise à plat complète des systèmes de retraite pour enfin faire une vraie grande réforme, bien au delà du débat 60/62 ans , je suis une fois de plus d’accord avec lui…
    • Signe : Alain Godard (Alain Godard, 64 ans, est diplômé de l’École Nationale Supérieure Agronomique de Toulouse. Il commence sa carrière d’agronome en 1967 en Afrique comme chercheur à L’institut de Recherches pour les Huiles et Oléagineux.
    En 1975, il rejoint Rhône-Poulenc Agrochimie où il occupe plusieurs fonctions de direction jusqu’à devenir PDG de la Société en 1991. Il y développe avec succès d’importantes opérations de décentralisation de l’organisation et de responsabilisation du personnel qu’il relatera en 1999 dans son livre Engagements, Espoirs, Rêves, écrit avec Vincent Lenhardt.
    En 1997, il est nommé au Comité exécutif du Groupe Rhône-Poulenc, supervisant les activités « Santé animale et Végétale » et la région Asie du Groupe. En 1999, il participe activement à la fusion entre Rhône-Poulenc et Hoechst pour créer Aventis, et est nommé président du Directoire d’Aventis CropSciences, membre du Comité exécutif du Groupe.
    En désaccord avec la stratégie de fusion/acquisition du Groupe, il quitte Aventis à la fin de 2001 pour devenir viticulteur dans le Sud de la France. Il continue à s’intéresser à l’économie et à l’entreprise en tant que conseil de plusieurs PME dans le domaine des biotechnologies végétales et intervient en tant que « passeur d’expériences » pour le compte de grands groupes internationaux. )

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